Accéder au contenu principal

le point :Putsch raté en Turquie : Erdogan met en garde les "traîtres"

La Turquie commémore l'échec du coup d'État du 16 juillet dernier. Au total, plusieurs centaines de milliers de Turcs ont célébré dans la nuit de samedi à dimanche l'anniversaire de la tentative de putsch contre le président Recep Tayyip Erdogan, qui a vertement promis d'« arracher la tête des traîtres ». Pour marquer cet événement qui a traumatisé la Turquie, Recep Tayyip Erdogan a participé à un rassemblement massif à Istanbul, où il a inauguré un mémorial pour les 250 victimes du coup de force, puis a prononcé un discours ému devant le Parlement à Ankara, avant d'inaugurer au lever du jour un autre mémorial, devant le palais présidentiel cette fois.
Des dizaines de personnes ont campé près du palais et des milliers d'autres sont venues afin d'assister à ce dernier événement, qui a clos les célébrations officielles de ce premier anniversaire. Alors que l'échec du putsch a été salué par Recep Tayyip Erdogan comme une « victoire de la démocratie », sa riposte musclée, marquée par des arrestations et limogeages massifs, a suscité l'inquiétude de pays européens et d'ONG quant au respect des droits de l'homme.

Des purges sans précédent

Accusant le prédicateur Fethullah Gülen d'être derrière le putsch, ce que nie l'intéressé, Ankara a lancé des purges d'une ampleur sans précédent contre ses partisans présumés : plus de 50 000 personnes ont été arrêtées, plus de 100 000 limogées par vagues successives. « Nous arracherons la tête de ces traîtres », a lancé samedi soir Recep Tayyip Erdogan lors d'un discours au vitriol près du pont des Martyrs du 15 juillet enjambant le Bosphore à Istanbul, devant une foule de plusieurs centaines de milliers de personnes. Réitérant son soutien au rétablissement de la peine capitale, Recep Tayyip Erdogan a proposé d'introduire une tenue unique pour les présumés putschistes incarcérés, sur le modèle de la combinaison orange que portent les détenus de la prison militaire américaine de Guantánamo.
Lors d'une cérémonie tôt dimanche devant le Parlement à Ankara, bombardé par les putschistes l'année dernière, Recep Tayyip Erdogan a rendu un hommage appuyé à ses compatriotes qui ont affronté les chars « avec un drapeau à la main et leur foi dans leur cœur ». Le pays tout entier était mobilisé pour marquer l'anniversaire du putsch : après minuit, les quelque 90 000 mosquées du pays ont diffusé des prières en hommage aux morts. En écho à la mobilisation populaire qui a contribué à mettre en échec le putsch l'année dernière, des dizaines de milliers de Turcs ont investi les places publiques dans toute la Turquie pour participer à une « veillée démocratique » jusqu'à dimanche minuit. « J'étais dans la rue dès le début l'année dernière. (...) Je suis ici aujourd'hui pour faire en sorte que (le putsch) ne soit pas oublié », a déclaré Murat à l'AFP à Ankara.

Au pouvoir jusqu'en 2029 ?

« Nous protégerons notre président jusqu'au bout », a assuré Nagihan, une supportrice de Recep Tayyip Erdogan. Ce putsch manqué « a permis de nettoyer le pays des terroristes », a-t-elle poursuivi en faisant allusion aux purges. « Donc c'était une bonne chose, même si ça a été douloureux. » Un an après avoir vécu la plus violente forme de contestation de son pouvoir, Recep Tayyip Erdogan, qui dirige la Turquie depuis 2003, se dresse plus puissant que jamais. Une révision constitutionnelle controversée lui permet en théorie de se maintenir jusqu'en 2029.
Ses opposants l'accusent de dérive autocratique depuis la tentative de coup d'État, mais Recep Tayyip Erdogan a balayé les critiques, notamment occidentales, dénonçant un « manque d'empathie » des pays européens avec lesquels les relations se sont tendues. Le gouvernement turc affirme que des mesures d'exception, prises dans le cadre de l'état d'urgence en place depuis un an, sont nécessaires pour nettoyer l'État des éléments gulénistes qui l'ont méthodiquement infiltré pendant des décennies.

7 000 personnes radiées

Vendredi encore, plus de 7 000 militaires, policiers et employés de plusieurs ministères ont été radiés par décret-loi. Mais, dépassant le cadre des partisans présumés de M. Gülen, cette traque a aussi touché les milieux pro-kurdes, dont les principaux dirigeants politiques ont été écroués, des journalistes critiques ou encore des ONG. Ces développements ont profondément polarisé la société entre pro et anti-Erdogan. Alors que tous les partis politiques avaient fait vœu d'unité après le traumatisme du 15 juillet, un an après, le paysage politique est plus fracturé que jamais.
Un mouvement de protestation pour défendre « la justice » conduit par le leader du principal parti d'opposition (CHP), Kemal Kiliçdaroglu, est ainsi parvenu à mobiliser des centaines de milliers de mécontents. « Au cours de l'année écoulée (...), la justice a été anéantie » et « l'état d'urgence est devenu permanent », a déploré samedi Kemal Kiliçdaroglu lors d'une session parlementaire extraordinaire.
en savoir plus et source :http://www.lepoint.fr/monde/putsch-rate-en-turquie-erdogan-met-en-garde-les-traitres-16-07-2017-2143465_24.php#section-commentaires

Commentaires

Posts les plus consultés de ce blog

حادث سقوط رافعة بالحرم المكي .. مساعدات مالية للمصابين وذوي المتوفين وتأشيرات خاصة

قالت وكالة الأنباء السعودية الرسمية، إن خادم الحرمين الشريفين الملك سلمان بن عبدالعزيز آل سعود، أمر بصرف مساعدة لذوي المتوفين والمصابين في حادث سقوط إحدى الرافعات يوم 27 / 11 / 1436 هـ في المسجد الحرام الذين تم حصرهم من قبل الجهات المعنية، وذلك على النحو التالي : (1) صرف مبلغ مليون ريال لذوي كل شهيد توفاه ـ الله سبحانه وتعالى ـ في هذه الحادثة . (2) صرف مبلغ مليون ريال لكل مصاب بإصابة بالغة نتج عنها إعاقة دائمة . ( 3) صرف مبلغ  (  خمسمائة ألف ريال ) لكل واحد من المصابين الآخرين  . ووجه العاهل السعودي، بأن ذلك لا يحول دون مطالبة أي من هؤلاء بالحق الخاص أمام الجهات القضائية المختصة، كما وجه باستضافة اثنين من ذوي كل متوفى من حجاج الخارج لحج عام 1437 هـ مع تمكين من لم تمكنه ظروفه الصحية من المصابين من استكمال مناسك حج هذا العام من معاودة أداء الحج عام 1437 هـ، ومنح ذوي المصابين الذين يتطلب الأمر بقاءهم في المستشفيات تأشيرات زيارة خاصة لزيارتهم والاعتناء بهم خلال الفترة المتبقية من موسم حج هذا العام والعودة إلى بلادهم  المصدر و التتمة :http://adf.ly/1OJRNg

lefigaro:Qatar: ses adversaires demandent son retrait du mondial 2022

Les six pays, qui ont rompu le mois dernier leurs relations avec le Qatar, ont demandé à la Fédération internationale de football de le priver de l'organisation du Mondial 2022, rapporte dimanche un site d'information suisse.  »   Lire aussi -  Le Qatar mis en quarantaine par ses voisins du Golfe Selon  The Local , l'Arabie saoudite, le Yémen, la Mauritanie, les Emirats arabes unis, Bahreïn et l'Egypte ont fait cette demande à la Fifa en se basant sur l'article 85 du code de l'instance mondiale de football qui permet qu'une telle mesure soit prise en cas d'urgence. Le président de le Fifa, Gianni Infantino, a dit n'avoir reçu aucune lettre de ce type. "Le président de la Fifa n'a pas reçu de telle lettre et n'a par conséquent aucun commentaire à formuler", a dit un pore-parole de l'organisation basée à Zurich.  » Lire aussi -  Mondial 2022 : le Qatar va réduire son budget de 40 à 50% Une source proche du comité qatar...